Le récit d’un Géant

Dimanche 12 Sept 

Le beau temps est au rendez vous et de la chambre de mon hôtel, j’entends le speaker qui crie le compte à rebours en italien : 10H00 départ de la 1ère vague des 400 

1er dossard du TOR des Géants.

C’est partie pour la course la plus attendue, redoutée de la saison 2021 et si particulière. 

J’ai le réflexe de re-contrôler mon sac de trail pour la énième fois : flaques, vêtements obligatoires, nourriture, gobelet, … tout y est.

Je quitte l’hôtel et je m’avance tranquillement vers le départ. Au fur et à mesure que je m’approche de l’arche, d’autres coureurs converge vers la même direction que moi.

La foule est là et devient de plus en plus dense à l’approche de la ligne de départ. Je me faufile jusqu’à la file d’attente des coureurs, en attendant qu’un bénévole me scanne la puce que j’ai sur mon bracelet et je rentre dans le sas de départ.

La tension des coureurs est palpable malgré la volonté des speakers et des chansons, de nous motivés encore plus et le débriefing n’arrange pas les choses : on prend bien conscience maintenant, de ce qui va nous attendre…

Le décompte commence avec son lot de joie, de stress, d’émotion, de fierté : 12H00 c’est partie, j’enclenche ma montre et c’est le départ de la 2ème vague de 400 coureurs.

On traverse Courmayeur par la rue principale avec une foule ininterrompue de chaque côté : les gens nous acclament, applaudissent, nous encouragent et je commence à me mettre dans ma “bulle” de course.

On quitte la ville et la foule s’étire de plus en plus. Le goudron fait place à un chemin de terre, puis à une monotrace qui commence à prendre du dénivelé +.     

J’attrape mes bâtons dans mon sac de trail qui ne me quitteront plus jusqu’à l’arrivée …

Direction le 1er col : de 1200 D+, on passe à 3000 D+ sur une quinzaine de kilomètre. Dés la 1ère montée, la monotrace nous oblige à nous mettre en une file de coureurs qui marche à un rythme soutenue, ce qui me va bien. La “machine” est bien lancé, la motivation est là aussi (ce qui m’a manqué sur les autres courses en début de saison, je pense) et tout va pour le mieux.

Passage du 1er col se fait tranquillou et je prends même le temps de faire des photos, de ces vallées immenses  que l’on a. Après quelques kilomètres de descente, le 1er ravito (en moyenne tous les 15 kilomètres et il y en aura une trentaine) est là : je refais le plein de mes flasques, je pioche du Parmezan, du saucisson, des turcs façon Italien et je bois mes 2 premiers vers de coca. Je repars au milieu de coureurs, pour continuer ma descente dans la vallée suivante.

Les kilomètres défilent avec son lot de montées et de descentes, pas très techniques, qui permettent de monter en marchant avec un rythme rapide et de trottiner en descente sans trop se fatiguer.

La 1ère nuit approche avec en bonus un magnifique couché de soleil sur ces montagnes massives et imposantes, avec en primes des petits glaciers au loin, qui résistent temps bien que mal, à leurs reculs inexorable… Je sors ma frontale de mon sac et je met à la place ma casquette, rapidement. La nuit est douce et permet de garder un  bon rythme.

Dans un noir total, les néons orange d’un village sont de plus en plus visible : c’est la 1ère base de vie (tous les 50 kilomètres et il y en aura 6). Pointage avant de rentrer dans une grande tente chauffée. J’engloutis plusieurs verre de coca, plus des pâtes à la sauce tomate accompagné d’une escalope de dinde chaude, plus des morceaux de Parmezan et pour finir une salade de fruits : trop bon le repas.

Direction la douche qui est bien chaude heureusement et je décide de dormir 1 heure de temps dans la salle de sport remplie de lit de camp, attenant à la tente.

Une bénévole m’indique un endroit ou m’installer, je m’allonge prudemment sur le lit et quel plaisir d’allonger les jambes, d’être au repos complet. Mais au bout de quelques minutes, juste à coté de moi, un gars ronfle terrible et de l’autre coté, un autre se prépare à repartir avec sa frontale allumée, qui me flache le visage et avec son lot d’ouverture de sac, de poches qui tombent par terre et autre bruit, sans se soucier des autres qui essayent de dormir … bref impossible de dormir.

Je reste allonger pour reposer mes jambes au moins et au bout de 30 minutes, je décide de repartir dans la nuit toujours sans lune. J’ai une dizaine d’heure d’avance sur la barrière horaire qui me motive à garder un bon rythme, au cas ou, un “soucis” m’arriverait …

Les montées, les descentes, les cols, les lacs, les paysages de montagne plus beau les uns que les autres, les refuges ravitos  en haute montagne, les bases de vie dans des petits villages typique, s’enchainent jours après jours. Tout va bien et je continue à garder mon avance, en prenant le temps de dormir 1 heure par nuit en moyenne et de bien me ravitailler.

Je croise dans les bases de vie, des coureur du 450 kilomètres, qui sont partis 1 jour avant nous. Ils m’impressionnent pas leurs “fraicheur”, mais restent dans leur bulle et gestion personnelle de course. Chapeau bas et respect pour ces coureurs hors normes qui tentent une autre aventure aussi.

Quand j’ai du réseau et que je recharge mon portable dans les bases de vie, je lis vos messages d’encouragement, qui me font sourire, me réchauffe et me motive encore plus.

Après avoir passé toute l’après-midi du mercredi sous la pluie et les coups de tonnerre, après une bonne gamelle dans la nuit de jeudi à vendredi (indicateur de fatigue avancé), j’entame ma dernière nuit et le dernier col de la course : le col de Malatra. Physiquement je suis ruiné : mes jambes manque de répondant et heureusement, je n’ai pas d’autre soucis (merci mon dieu).

Par contre, j’ai mal au dos de porter mon sac, qui pèse de plus en plus à chaque pas et une envie de dormir me fait ralentir ma cadence. Il faut absolument que je dorme, autrement je ne vais pas être finisher … Quand je trouve sur la droite du sentier, une table en acier visiblement assez solide, devant une bergerie en ruine, tant pis, je m’autorise à dormir dessus une heure de temps (je n’ai plus le choix).

L’éclairage d’une frontale d’un coureur qui me passe à coté, me réveille en sursaut et je regarde ma montre instinctivement mais je ne me souviens plus à l’heure ou je me suis couché sur cette belle table solide (heureusement). J’allume ma frontale, j’enfile ce maudit sac et je repars. Le froid est bien tombé et il me fait trembler tout mon corps, sans pouvoir le maitriser une fois de plus. La fatigue et le manque de sommeil n’arrangent pas les choses. J’accélère le pas pour réchauffer la “machine” au plus vite : je veux en finir.

Je monte tout seul dans cette dernière nuit, à un bon rythme et en levant la tête, j’aperçois plus haut des frontales clair semée qui bougent à peine aussi …

Au détour d’un petit vallon, le dernier refuge ravito est en vue, toutes lumières allumées. 

Je ne rêve que de m’assoir, de boire un verre de coca et de profiter de la chaleur d’un poêle à granules. Je rentre dans le refuge, tout est calme : la moitié des coureurs dorment sur les bancs ou la tête dans leurs sacs direct sur la table. Les bénévoles toujours aussi gentil, me demandent ce que je voudrai manger : j’hésite mais je n’ai plus envie de rien mais il faut manger pour arriver jusqu’au bout. Bouillon, coca, chocolat et Parmezan sera mon menu original.

La rougeur du lever du jour pointe son nez sur les sommets en face du refuge. C’est le moment de repartir pour profiter du dernier levé du soleil. Je redémarre péniblement car il a bien gelé encore, tout est blanc de givre et craque sous mes pieds.

Le col de Malatra, dernier col du TOR , est en vue mais horriblement raide et il faut s’aider d’ une corde de vie spittée à la paroi pour accéder à son passage. Dur, dur et je m’arrête plusieurs pour que mes carotides reprennent un rythme un peu moins bruyant. Un bénévole positionné au passage col m’encourage en italien plusieurs fois…

Ça y est, je suis au col de Malatra : son passage est étroit et la vue est vraiment magnifique sur ces 2 versants, c’est un super cadeau de fin de course qui m’est offert et j’en profite de longues minutes. Ça sent vraiment la fin maintenant.

J’entame la descente, raide au départ, très lentement, puis le sentier devient plus roulant et je tente de trottiner mais mes jambes refusent totalement ma demande. Tant pis, j’essayerai un peu plus tard mais sans illusion.

Je laisse passer un coureur du 450 km, recouvert de straps aux jambes, qui visiblement se satisfaisait de mon allure. Je le félicite et je l’encourage pour tout ce qu’il a parcouru pendant 7 jours, c’est énorme. Il me renvoie les compliments en me disant que 350 km c’était pas mal non plus…

Les heures passent, le soleil commence à bien tapé et toujours cette descente interminable ponctuée d’arrêts, court mais nécessaire car je suis complément épuisé.

Les derniers kilomètres arrivent : la descente est raide et technique et sous la chaleur mes pieds surchauffent. Je m’arrête pour enduire mes pieds de Nock, pour assurer une arrivée convenable. Les premiers coureurs du 30 km me doublent comme des avions de chasses, tout en me félicitant et en m’encourageant.

De plus en plus de gens s’amassent sur les côtés du sentier, qui devient un chemin forestier, puis une route goudronnée et les maisons font leurs apparitions : Courmayeur est proche et je suis trop contant d’arriver.

Je rentre dans un parc et un banc vide m’appelle : je ne résiste pas, je m’assoie, pour me reposer et apprécier surtout. Les gens autour me regardent à la fois comme une bête curieuse (je ne dois pas être terrible à voir) et à la fois heureux de me voir arriver. 

J’apprécie ce banc au combien confortable mais il faut finir maintenant.

Me voilà repartie et je rentre enfin dans Courmayeur : les rues sont bondées et les gens applaudissent à mon passage. Je vois l’arche d’arrivée, trop contant, trop heureux et enfin je la passe la ligne d’arrivée.

Une bénévole me félicite et me passe la médaille finisher autour du cou que je trouve terriblement lourde : drôle de sensation que peut donner l’épuisement morale et physique après une course comme cela … Je pars récupérer aussi mon tee shirt finisher, j’enlève mon sac difficilement,  je m’assois une fois de plus et j’apprécie, je profite de ce moment pendant  de longues minutes, avec un dernier verre de coca.   

Samedi 18 sept

Arrivée à Courmayeur, 350 km (au lieu de 330 km prévu), 27000 D+ (au lieu de 24000 D+ prévu), 142 heures de course, dormis environ 7 heures, perdus 8 kilos (je pense), une paire de Hoka de morte aussi, sans gros problème physique, extrêmement épuisé mais super heureux d’avoir réaliser un de mes rêves tant convoité et d’en avoir pris plein les yeux des magnifiques paysages des alpes italienne .

Merci à vous tous, pour vos messages de soutiens et d’encouragement, au combien réconfortants et indispensables.

Je vous tiendrai au courant de mes courses pour la saison 2022, promis … 😋

Frédéric REYMONDAUD

Trail Académie

Bonjour à tous,
 
Les entrainements de l’Académie reprendront donc samedi 11 septembre à 9h00 (lieu de rencontre habituel : parking de Nay) pour un retour vers 11h30/12h00.
 
Les 4 premiers entrainements seront ouverts pour que de nouveaux puissent essayer notre activité, donc n’hésitez pas à en parler autour de vous; vos amis, à l’école… aux parents Emoji !
 
Pour le samedi 4 septembre, une partie de vos encadrants seront à la course de la Corruda à Lestelle, et l’autre au Forum des associations de Nay qui aura lieu toute la journée au gymnase du stade de rugby.
 
L’idée est d’y présenter notre école de trail aux nouveaux adhérents potentiels.
Si vous êtes disponibles, venez entre 10h et 12h pour représenter l’Académie et en parler aux nouveaux. Quoi de mieux qu’un jeune qui parle à un jeune Emoji
 
A très vite …
 
Amicalement
 
Académie de Trail des Givrés de Nay
Audrey / Marie / Fabrice / Julien / Daniel / Thomas / Christophe / Frédéric / Stéphane
 
 

Nouvelles de Sergio Pardo Nieto

“Bonjour !! 🙂

Je vous tiens au courant de quelques nouvelles.

Les informations sont officielles.

J’ai suivi un plan de 4 mois avec les objectifs fixés les :

  • le 29 août à Pacé en Bretagne pour le Championnat de France de 10000 m. 
  • le 4 septembre pour le Championnat de France de 10km route.

Les dates pour présenter les minimas (performance d’accès) sont closes.

Voici les résultats à moi : par rapport au 10.000m le Minima était de 32’30”,  j’ai réalisé en période de qualification 32’34”  je ne suis pas qualifié pour 4″!!! 🙁 Mais j’ai été qualifié pour course open du même jour. Par rapport au 10km route la minima était de 34’15”,  je suis donc qualifié au Championnat de France. 🇫🇷 😊 “

Sergio

 

De bonnes nouvelles ???

Le mois de Juin arrive et l’état d’urgence sanitaire prend fin au 1er juin. En voilà une 1ère bonne nouvelle ! Les courses vont pouvoir reprendre enfin, 2ème bonne nouvelles,  surement avec un gros protocole à respecter mais bon c’est pas grâce, on va s’adapter ! Donc vous trouverez ci dessous les courses du mois de JUIN. Il y en a pour tout le monde, du trail, du vélo, du triathlon…. Tout le monde va trouver son compte ! A vos baskets !

Actualité sur le Tour du Béarn 2021

 
Message du Président :
 
“Bonjour les givrés !
 
Le club à pré-inscrit 5 équipes au Tour du béarn
Nous constitueront les équipes à partir du mois d’août pour des questions pratiques.
La seul obligation pour vous est d’avoir la licence 2021/2022 pour être dans une équipe
Bonne journée”
 
Robin VUILLAUME
 
 

 

 

Un peu d’actualité

Coucou les Givrés et Givrettes

Je viens vous donner des nouvelles des Givrés afin de vous rassurer ! Oui le Club des Givrés de Nay existe bel et bien toujours ! Nous avons tous vécu une année pas très facile avec ce Covid ! Nous avons tous subi les règles de pratique à la course à pied dans notre Club et elles n’ont pas arrêté de changer au cours de ces longs mois.  Vous trouverez ci-dessous le lien des dernières règles en vigueur.

reprise-pratiquants-entraineurs-mai

Pour résumer, nous pouvons reprendre sérieusement la piste en faisant des groupes de 15 personnes (encadrement compris).

Nous pouvons aussi reprendre les sorties Club en groupes de 6 personnes.

Donc j’aurais envie de dire CHAUSSER VOS BASKETS !

 

Je voudrais aussi (et encore une fois) remercier TOUS les Givrés et Givrettes ainsi que les Ados qui se prêtent au jeu des présentations. Chaque semaine de nouvelles têtes apparaissent sur le site Internet. Et je remercie toutes ces personnes car c’est grâce à vous TOUS dont le site fonctionne ! Ce n’est pas grâce à moi ou à un président de club, ou à telle ou telle personne mais GRACE A VOUS TOUS ! Alors MERCI ! 

 

 

De même, la date d’inscription au Tour du Béarn arrive. Le club devrait engager plusieurs équipes comme les années précédentes, nous ne savons pas encore le nombre mais d’ores et déjà, vous pouvez vous manifester si vous aimeriez intégrer une éventuelle équipe !